La carrière Italienne de Gino Bartali

Dans un article précédent, j’avais évoqué le parcours de Gino Bartali sur le Tour de France. Dans cet article, je traiterais de la carrière Italienne du Florentin. Grimpeur d’exception, imbattable dans les derniers hectomètres des cols, Bartali commence sa carrière amateur en Toscane. Il croise un certain Alfredo Bini qui devient son grand rival chez les jeunes. Plus tard, la dualité entre les deux Toscans se manifestera lors du Mondial 1936, chacun des deux coureurs ayant couru pour faire perdre l’autre, et non pour gagner. Son début dans le cyclisme est marqué par une grave chute en 1934 dans un sprint. Il sera défiguré et devra se refaire le visage par un chirurgien.

Quatre succès sur la Via Roma

Le Toscan débute sa carrière professionnelle en 1935. Il est déjà en bonne position pour l’emporter. Seul en tête, il est interviewé par l’organisateur de l’épreuve qui voit d’un mauvais œil la victoire d’un inconnu. Déconcentré, Bartali laisse échapper la course. Mais avant guerre, il remportera néanmoins la Primavera en 1939 et 1940 avec le soutien important de Fausto Coppi dans le final. Après guerre, il remporte de nouveau l’épreuve en 1947 de manière peu commune. La veille, Bartali était parti avec des équipiers au restaurant et au cinéma. Il était rentré à l’hôtel à 2h du matin alors que le départ était donné à 8h. Le Toscan met du temps à retrouver ses esprits, il casse sa roue dans la descente du Turchino et se blesse à la main. Mais dans les derniers capis, Bartali parvient à rétablir la situation au grand bonheur de Jacques Goddet qui écrivit : « San Remo, course du diable à la mesure d’une divinité : Bartali ». Spécialiste de la montagne, Bartali avait plus d’une corde à son arc. En 1950, il remportait pour la quatrième fois Milan-San Remo à l’issue d’une arrivée massive. Malgré son relief plus montagneux, Gino Bartali n’a remporté « que » trois fois le Tour de Lombardie. Mais tous ses succès ont été réalisés avant guerre. D’une supériorité manifeste dans les montées, il dictait sa loi sur la classique Lombarde, avant l’émergence de Coppi et sa domination impitoyable dans le Ghisallo.

Le plus régulier sur le Giro

Même s’il n’a pas le record de victoires finales dans le Giro, Gino Bartali n’en reste pas moins le coureur le plus régulier de l’épreuve. Il a remporté trois fois le général, sept fois le Grand Prix de la Montagne, pas moins de seize étapes et a surtout terminé à sept reprises sur le podium, portant le maillot rose pendant 55 jours. Avec dix maillots remportés au cours de l’épreuve – un record – Gino Bartali aurait certainement pu avoir un palmarès encore plus fourni. Au cours d’un banquet après sa nouvelle victoire sur le Tour d’Italie en 1946, il affirmait qu’il aurait gagné sept ou huit Tours d’Italie…

Il participait pour la première fois à l’épreuve en 1935. Il remportait l’étape de l’Aquila et le maillot du meilleur grimpeur. L’année suivante, il récidive son succès de l’Aquila et survole les cols des Dolomites empruntés pour la première fois de l’histoire de l’épreuve. Bartali remporte à la fois le maillot rose et de meilleur grimpeur. Le Toscan a la santé solide et au contraire de Coppi, c’est sa principale qualité. Victime d’une broncho-pneumonie en avril 1937, il risque de mourir sous les 9 jours. Il parvient tout de même à s’en sortir et écrase le Giro sans discussion.  En 1938, le parti fasciste l’oblige à renoncer au Giro pour gagner le Tour de France, ce qu’il fera. L’année suivante, Bartali montre de nouveau sa supériorité en montagne, mais une série folle de crevaisons et de chutes le fait tomber à la deuxième place. Guère épargné l’année suivante, Bartali chute à cause d’un chien. Il ne peut plus gagner l’épreuve et pour son image, il aide Coppi à gagner le Tour d’Italie. Dans le Passo della Mauria, il soutient l’offensive de son cadet alors que dans les Dolomites, Coppi souffre mais s’en sort avec le concours de son ainé.

Bartali ne gagnera ensuite qu’une seule fois le Giro en 1946, profitant de la maladie qui a terrassé Coppi dans le Macarone. Le Toscan remporte pour la dernière fois l’épreuve avec 47’’ secondes d’avance. Par la suite, il est très souvent dominé par Fausto Coppi et doit se contenter des places d’honneur. Il faut tout de même souligner qu’il a terminé 4éme d’un Giro à près de 40 ans, signe d’une santé implacable. Le 18 octobre 1953, il est victime d’un accident de voiture. Il se fracture les vertèbres mais parviendra à revenir à une modeste 13éme place sur son Giro. Bartali annonce sa retraite en 1955.

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3 commentaires pour La carrière Italienne de Gino Bartali

  1. Gaspard Stell dit :

    Merci pour tous ces articles qui me font vraiment apprecier l’histoire du cyclisme.

  2. Marc Mignot dit :

    Pouce vert

  3. Robin Watt dit :

    Je vois que vous n’avez pas publié d’articles depuis longtemps, mais si vous avez ce message, contactez-moi, j’ai quelque chose à vous proposer.
    robin.watt@hotmail.fr

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