Guerra, le magnifique rouleur

Formidable athlète, Learco Guerra fut le grand rival d’Alfredo Binda. Tout opposait les deux champions. Le premier était surnomme la « locomotive humaine » par Emilio Colombo en raison de ses qualités de rouleur exceptionnel alors qu’on prénommait le second comme le « grimpeur assis ». Le Campionissimo affichait un dégoût non dissimulé du fascisme alors que le second était souvent utilisé à des fins de propagande Mussolinienne. Malgré cette opposition, le Lombard s’était mis au service de son rival sur le Tour de France 1930 en raison de sa promesse effectuée avant le départ de l’épreuve. Guerra s’était classé second cette année, battu par l’équipe de France. Il sera de nouveau battu trois ans plus tard par le surprenant Georges Speicher.

Comme de nombreux de ses compatriotes, sa gloire a été principalement Italienne, il a été le premier maillot rose de l’histoire du Tour d’Italie. Cependant, il fut champion du monde en 1931 dans l’unique championnat du monde couru sous forme de contre-la-montre. Il l’emportait après avoir rattrapé huit de ses douze concurrents, ce qui démontre ses qualités incroyables de rouleur. Learco Guerra a également réussi l’exploit de remporter cinq années de suite le titre de champion d’Italie, couronnant ainsi sa domination impitoyable sur les épreuves d’un jour Italiennes.  A cette époque, ce titre se disputait aux points, sous forme de coupe d’Italie en additionnant les différentes places des coureurs sur les différentes courses d’un jour. Guerra connut sa meilleure année en 1934, remportant son unique Tour d’Italie empochant pas moins de dix étapes, avant de remporter le Tour de Lombardie quelques mois plus tard. Plus jamais, il ne retrouvait un tel état de grâce, bientôt le célèbre Gino Bartali allait prendre sa place dans le cœur des Italiens et dans la propagande fasciste. Learco Guerra allait se mettre au service du fabuleux grimpeur Toscan.

Il devenait ensuite le Directeur Sportif de plusieurs champions comme Hugo Koblet, Charly Gaul ou encore Rik Van Looy, avant de décéder en 1963 de la maladie de Parkinson.

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