Briek Schotte, le Dernier des Flandriens

Briek Schotte est souvent décrit comme étant « le dernier Flandrien ». Comme de nombreux de ses prédécesseurs Flamands, Briek est issu d’une famille de fermiers. Il est le dernier champion antique avant l’arrivée des héros modernes. Avaleur de tartines, d’œufs et de pommes de terre, il dévorait chaque jour toujours plus de kilomètres, il connaissait les efforts à accomplir pour gagner sa vie. Schotte ne connaissait qu’une seule façon de courir : rouler seul, tout droit, tête baissée en avant, sans se soucier des autres. Généreux dans l’effort, chaque course était pour lui un contre-la-montre, un défi perpétuel contre lui même. Il se révélait sur le Circuit de l’Ouest en 1939, il était le leader de l’épreuve avant qu’elle ne soit interrompue par la guerre. Mais le conflit mondial ne l’empêchait de briller sur sa course : le Tour des Flandres. Vainqueur en 1942, avec certes une participation relativement modeste, il parvenait tout de même à rééditer sa performance en 1948. Au total, il avait participé pendant vingt saisons consécutives à son  épreuve, collectionnant au total la bagatelle de huit podiums, avant de mener d’autres champions vers la victoire tels que Walter Godefroot ou Eric Leman. L’histoire de Schotte est lié au Tour des Flandres, il fut l’un des seuls à se rebeller face à l’insolente suprématie Italienne initiée par Fiorenzo Magni. En 1950, Schotte avait préparé la défaite de l’Italien, mais une série de crevaisons lui avait fait perdre plus de cinq minutes. A l’arrivée, le Toscan ne possédait plus que deux minutes d’avance. Le Flandrien ira même jusqu’à favoriser la victoire d’un des siens en 1953 au détriment de Lorenzo Petrucci.

Schotte était un batailleur, il n’était guère élégant, il n’avait aucune classe, mais il correspondait parfaitement à la définition du forcené. Son tempérament lui a permis de terminer second d’un Tour de France en 1948 en dépit de qualité de grimpeur limité. Mais ses plus grands exploits à l’international ont été établis lors des championnats du monde. Briek Schotte ne craignait rien ni personne. Il n’avait ni peur du mauvais temps, ni de Coppi, ni de Bartali ou n’importe quel autre champion. En 1948, le Flamand déjouait tous les pronostics dans le circuit de Valkenburg pour devenir une première fois champion du monde. Deux années après, il gagnait à domicile à Moorslede après un duel épique face au poursuiteur Hollandais Gerrit Schulte. Surnommé également l’Homme de Fer, Schotte sera professionnel jusqu’à ses 40 ans. Il mourait en avril 2004, précisément le jour du Tour des Flandres dont il est la figure emblématique et la plus fidèle.

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Un commentaire pour Briek Schotte, le Dernier des Flandriens

  1. Wibou dit :

    Je cherche le nom d’un coureur professionnel qui était de Woumen (Diksmuide) et qui a roulé avec Briek Schotte

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