Portrait d’Erik Zabel

12 octobre 2008, jour important dans le monde du cyclisme, Erik Zabel a disputé sa dernière course sur route de sa longue carrière ponctué de 153 succès. Le Berlinois a pris la 7éme place de ce 102éme Paris-Tours qu’il a déjà gagné à 3 reprises (1994, 2003, 2005). Le coureur Allemand aura laisser une grande empreinte sur le cyclisme mondial. On peut résumer le portrait du coureur en 4 parties: sa carrière de routier-sprinteur, celle de chasseur de classiques, son grand professionnalisme et ses aveux de dopage.

Il débute sa carrière en 1993 chez Telekom dont le leader était Olaf Ludwig. A l’époque, le jeune Erik voue une grande admiration envers ce coureur. Les deux coureurs ont noué une relation très étroite durant leurs longues années ensemble. L’ainé participe à la progression de son élève qui remporte ses deux premières étapes sur le Tour de France en 1995.

Le Tour de France c’est justement la course qui a fait la légende du Berlinois. 6 maillots vert de suite, 12 victoires d’étapes, quelques jours en jaune. Tout ceci acquis grâce à sa régularité et avec une équipe plutôt dévouée à un autre leader, Jan Ullrich, qui lui a souvent volé la vedette.

La Primavera a aussi fait sa grandeur. Vainqueur 4 fois de l’épreuve, il a dompté la première grande classique de la saison. Il se disait spécialiste de l’épreuve, son travail sérieux durant l’hiver lui permettant d’arriver toujours en bonne forme pour cette épreuve parfaitement taillé à ces facultés, tout comme Paris-Tours. A son palmarès, on peut ajouter une classique d’Hambourg et une Amstel Gold Race preuve qu’il n’est pas seulement un sprinteur. Deux courses manqueront pour toujours à son palmarès. Paris-Roubaix, le classique dont il a toujours rêvé et bien sûr les championnats du monde où il est si souvent passé pas loin du but.

Lors de ces premiers tours de roue, Erik avait la réputation de coureur indiscipliné qui n’aimait pas l’entrainement. Quel comble quand on connait sa carrière. Walter Godefroot disait qu’il n’avait jamais vu un coureur aimait autant le cyclisme qu’Erik. Présent en forme de février à octobre, le Berlinois n’hésitait pas non plus à prolonger sa saison sur la piste en participant à des Six-Jours, souvent avec succès. Erik répondait toujours présent quand on faisait appel à lui, avec toujours la même envie, celle de gagner. quelque soit la course. Sa philosophie ? « La course la plus importante, c’est la prochaine ». Mais le prestige d’un succès ne se mesurait pas selon le nom de la course. « Pour moi, la valeur d’une victoire au sprint dépend des adversaires. Une victoire au Tour de Valence devant Cipollini a plus d’importance qu’une victoire sur la Vuelta devant des inconnus. »

Ses aveux de dopage ont été un choc dans le monde du cyclisme, mais son image et sa côte auprès des fans et le monde du cyclisme a quasiment été intacte malgré ces déclarations. Zabel n’avait en effet rien d’un accro à l’EPO au contraire de ses équipiers Riis ou Ullrich, comme le décrivait Jeff D’Hont.

Déclaration du 24 mai 2007

« Je me suis dopé à l’EPO lors du Tour de France 1996, mais j’ai arrêté après la première semaine de prise à cause des effets secondaires. Le 16 mai 1994, a-t-il rappelé, j’ai vécu le jour le plus noir de ma vie lorsqu’on m’a notifié un contrôle positif à cause d’une pommade. A partir de ce jour-là, je n’ai plus jamais accepté de prendre le moindre médicament, la moindre vitamine, jusqu’à ce qu’en 1996, les rumeurs sur un produit miracle et ma volonté de gagner m’ont fait franchir le pas. Après une semaine, j’ai arrêté, j’avais des suées, un pouls très faible. J’ai mis au placard mon passé, je ne sais pas ce qui va se passer à l’avenir pour moi, peu importe au fond, je ne veux pas que mon fils qui fait du vélo et ses copains courent comme nous »

Erik Zabel c’est un nom que l’on oubliera jamais. Il se décrit comme l’ami du cyclisme, ce dernier le lui rendait bien.

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Un commentaire pour Portrait d’Erik Zabel

  1. Wàng dit :

    Lol, une semaine à l’EPO … Zabel est un salaud comme les autres et qui vous a trompé ! Quelqu’un qui a menti une fois mentira toujours.

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