Portrait de Paolo Bettini

Paolo Bettini a tiré sa révérence à Varèse lors des championnats du monde en Italie, le 28 septembre 2008. Son retrait est passé au second plan avec la victoire de son compatriote Alessandro Ballan. Le grillon possède un des plus grands palmarès du cyclisme moderne.

Des champions qui se sont retirés lors de championnats du monde dans l’anonymat, il y en a eu. On se rappelle de Laurent Jalabert en 2002 ou de Bernard Hinault en 1986. Paolo Bettini a forgé son palmarès essentiellement dans les courses d’un jour, il remporta donc à 3 reprises la coupe du monde. Le Tour des Flandres manque à son palmarès, c’est une épreuve qu’il aurait pu gagner, mais il a souvent manqué de réussite ou bien bloqué par d’autres leaders comme Tom Boonen. On regrettera aussi qu’il n’ait jamais pris le départ de Paris-Roubaix. Ne dit-on pas qu’un coureur qui n’a jamais pris part à cette épreuve n’est pas un vrai coureur cycliste?

Il a débuté sa carrière de chasseur de classiques au côté de Michele Bartoli, la référence de l’époque. La passation de pouvoir s’est faite dans les années 1999/2000. 1999 année de la terrible chute de Bartoli sur le Tour d’Allemagne, qui lui fera perdre sa classe innée. 2000 année de la première victoire dans une grande classique du Grillon, Liège Bastogne Liège. Il remportera encore cette course en 2002 devant son équipier Garzelli.

Bettini a gagné l’essentiel des grandes classiques, souvent à plusieurs reprises. Il s’imposa sur la Via Roma grâce à l’aide de Luca Paolini en 2003 année de grâce, où il parvenait à remporter coup sur coup la classique d’Hambourg puis la Clasica San Sebastian.

Aout lui réussissait bien, puisqu’il était devenu champion Olympique à Athènes en 2004, après son échec de 2000 à Sydney. Il s’imposa à Zurich devant Jan Ullrich en 2001. Il récidive 4 ans plus tard sur les routes Suisses en solitaire dans des conditions climatiques dantesques avec des écarts dignes des époques précédentes.

Il épinglera à son palmarès le Tour de Lombardie à 2 reprises (2005/2006) et toujours avec la manière. Auréolé de son titre de champion du monde à Salzburg, il était parvenu à gagner en Lombardie pour son frère décédé. Meurtri dans sa chair, il ne s’était pas entrainé les 8 jours précédant la course, ce jour-là, il avait poussé sur les pédales avec la force de son frère. Sa dernière grande victoire a été acquise lors des championnats du monde de Stuttgart, malgré l’adversité et les soupçons qui pesaient autour de sa personne.

Il est à noter que Bettini fait partie du cercle fermé des coureurs ayant gagné une étape sur les 3 Grands Tours. Deux fois champion d’Italie, le Grillon sera parti par la petite porte, mais l’on retiendra toujours de lui son panache et ses jaillissements imprévisibles qui l’ont conduit à la gloire.

Cet article, publié dans Cyclisme Italien, L'ère Moderne, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s