Portrait de Bernard Hinault

Eddy Merckx avait fait de Bernard Hinault son successeur. Le Breton ne l’a pas déçu avec notamment ses cinq victoires sur le Tour de France. Champion coriace et plein de panache, il a su à la manière de son ainé dominer sa décennie. Son talent était digne de son ainé, mais il n’avait pas la mentalité d’un Cannibale. Bernard Hinault préférait planifier ses objectifs et franchir les paliers un par un, sans brûler d’étapes.

C’est en 1977 qu’il se révèle à la scène internationale en remportant coup sur coup Gand-Wevelgem et surtout Liège-Bastogne-Liège devant des Belges médusés. Son apprentissage dans les Grands Tours est lui très rapide. Il les remporte tous pour sa première participation, exploit inédit.

A ces succès, il y ajoutait souvent la manière, comme lors de Liège Bastogne Liège 1980 sous la neige, ou le championnat du monde de Sallanches quelques mois après. C’est justement avec le maillot arc-en-ciel qu’il succède 25 ans après à Louison Bobet au palmarès de Paris-Roubaix, une course qu’il détestait pourtant mais qu’il se devait de gagner.

Ennuyé pendant de nombreux mois par des blessures récurrentes, le Blaireau a subi l’avénement de nouveaux champions comme Laurent Fignon ou encore Greg LeMond. Malgré tout, ilrevient à son meilleur niveau en 1985 pour remporter son 5éme Tour de France et égaler ainsi Anquetil et Merckx. Vainqueur de son équipier LeMond de seulement 1’42 », il promet à ce dernier de le faire gagner l’année suivante en guise de remerciements. Cependant, les faits de course ne semblent pas confirmer qu’il ait tenu un parfait rôle d’équipier, mais le résultat final est conforme, premier Lemond, second Hinault. Au contraire de ses ainés, le Breton peut donc sortir par la grande porte pour son dernier Tour et plus populaire que jamais notamment grâce à cette étape mythique de l’Alpe d’Huez où il arrive main dans la main avec l’Américain. Un geste fraternel scénarisé par Bernard Tapie….

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