Portrait d’Eddy Merckx

Le sport cyclisme n’a jamais connu plus grand champion que le Bruxellois. Merckx a les qualités de rouleur et de grimpeur de Fausto Coppi ajoutées au finish de Rik Van Looy. A cela, on peut ajouter une mentalité de gagnant hors du commun. Que ce soit sur les étapes de montagne, les arrivées massives ou les pavés, Merckx ne pensait qu’à une seule chose : gagner. C’était son crédo, le surnom de Cannibale résume bien cette mentalité, son palmarès surréaliste le confirme.

Sa domination provoquait souvent l’ennui du public mais aussi des journalistes. Ainsi, ces derniers jugeaient ses victoires selon leur manière, ce qui avait le don d’irriter le champion. Lassés de sa supériorité, les organisateurs du Tour de France avait choisi de durcir leurs parcours pour compliquer sa tâche : moins de contre la montre, plus d’arrivées au sommet. On se rappelle également de son exclusion tumultueuse sur le Tour d’Italie 1969 à Savone, qui marquera un tournant décisif dans sa carrière. Quelques semaines plus tard, il se vengera sur le Tour de France vers Mourenx, que l’on qualifiera comme « l’exploit du siècle ».

Rares ont été les adversaires à avoir pu se mettre à sa hauteur. Luis Ocaña restera comme l’un des plus téméraires de ces adversaires. Il fera subir à Merckx, le plus grand échec de sa carrière sous le Tour de France 1971 lors de l’étape Grenoble – Orcières Merlette. L’orgueilleux Espagnol gagne avec la manière forte, comme l’avait fait son rival vers Mourenx en 1969, et repousse son rival à près de 9 minutes. Rien ne semblait pouvoir arrêter Ocaña déconcertant de facilité dans les cols. Mais l’orage dans la descente du col de Mente met dramatiquement fin à ce duel et au rêve de l’Espagnol. Ils ne se retrouveront plus en confrontation directe sur le Tour.

Roi et intouchable en Belgique, il n’était pas bon de s’opposer à lui, ce qui explique la faible popularité de certains autres champions comme Roger de Vlaeminck ou Freddy Maertens. Il était cependant moins apprécié à l’étranger. Le coup de poing qu’il reçoit par un spectateur lors de l’ascension du Puy de Dôme sur le Tour de France 1975 aura des fâcheuses conséquences pour la suite de l’épreuve et de sa carrière. Pour la première fois, il est battu sur la Grande Boucle, par le surprenant Bernard Thévenet. Le début de son déclin.

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