Paul Deman, l’homme des miracles

Paul Deman fut un coureur Belge courant dans les années 1910 et 1920.  Il était en quelque sorte un miraculé, un prophète. Pendant l’occupation Allemande, il était chargé de transmettre des documents confidentiels aux alliés, passant la frontière Néerlandaise de manière illégale. Il effectuait ce travail souvent quand les conditions climatiques étaient mauvaises. Il avait établi une série de quatorze voyages, avant d’être arrêté un peu plus d’un mois avant la fin de la guerre. Il fut mis en prison et le « jugement » indique qu’il doit être fusillé. Comme par miracle, la guerre avait cessé quelques jours avant la date de son exécution et il fut sauvé. Décoré de la croix de chevalier belge, de plusieurs médailles de guerre pour ses services précieux. A la fin de la guerre, on doutait de lui et de ses moyens de revenir à son meilleur niveau, celui qui lui avait permis de surprendre ses plus prestigieux compatriotes dans le Tour des Flandres en 1913 dont il est le premier vainqueur ou Bordeaux-Paris en 1914. Mais un jour d’avril 1920, le Flamand retrouvait son coup de pédales avant guerre pour remporter Paris-Roubaix. Il n’était pas le plus fort ce jour-là, mais il avait su tirer profit des antagonismes entre les différents champions. Plusieurs mois après, il souffre d’une hernie épigastrique, sa fin de carrière est annoncée. Ses douleurs à l’estomac ont été toute sa carrière un frein à sa progression, il n’avait donc jamais pu jouer sa chance parfaitement dans les courses par étapes et s’était contenté d’enfiler les succès sur les courses d’un jour. Enfin presque. Le 13 mai 1923 sur Paris-Tours, Pol Deman l’emporte devant Félix Sellier, bénéficiant également de la crevaison d’Henri Pélissier à un kilomètre du but. Sa dernière victoire de prestige. Pol Deman a souvent véhiculé l’image d’un coureur chanceux, en réussite. L’essentiel de ses succès ont été acquis grâce à l’aide de faits de course en sa faveur. Mais la chance existe-t-elle vraiment dans le monde du cyclisme ? Ou bien est-ce plutôt le champion qui la provoque ? C’est un éternel débat. Quoiqu’il en soit, Pol Deman n’avait jamais joui d’une popularité immense en Flandres. La faute à un caractère trop réservé et des victoires sans panache.

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